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Doctrine Éconologique — QCM corrigé

Les immigrants de la journée

Cinq questions sur les travailleurs frontaliers : combien sont-ils, ce qu’ils coûtent à l’assurance chômage française, et ce que propose la doctrine.

Les « immigrants de la journée » sont les travailleurs qui habitent en France et partent travailler chaque jour dans un pays voisin. Selon l’Unédic (juillet 2026), 450 000 résidents de France travaillaient en 2022 en Suisse, au Luxembourg, en Allemagne ou en Belgique, contre 320 000 en 2011. En 2025, l’assurance chômage française a supporté un surcoût net de 860 millions d’euros pour les frontaliers indemnisés : les pays d’emploi n’ont remboursé qu’environ un quart des 1,1 milliard d’euros versés. Lire le pilier VIII, Frontaliers et capital humain.

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Question 1 — correction

Bonne réponse : C. Selon l'Unédic (juillet 2026), 450 000 résidents de France travaillaient en 2022 en Suisse, au Luxembourg, en Allemagne ou en Belgique, contre 320 000 en 2011. On ne cherche pas une valeur exacte mais l'ordre de grandeur : 50 000 ou 100 000 seraient très en-dessous, 1 million très au-dessus.

Question 2 — correction

Bonne réponse : B. L'expression désigne le mécanisme économique : la France supporte une partie du coût de formation, de santé, d'infrastructures et de résidence, tandis qu'une partie de la valeur productive quotidienne est captée hors de France.

Question 3 — correction

Bonne réponse : B. Sur environ 1,1 milliard d'euros versés aux frontaliers indemnisés par la France en 2025, les pays d'emploi n'ont remboursé que 280 millions d'euros, environ un quart. Le surcoût net est de 860 millions d'euros (Unédic, juillet 2026). Cumulé sur quinze ans, il atteint 11 milliards d'euros.

Question 4 — correction

Bonne réponse : B. Le point central n'est pas moral contre les travailleurs : il est structurel. Le problème est l'absence de compensation complète entre le pays qui supporte une partie des coûts longs et ceux qui captent une partie de la productivité.

Question 5 — correction

Bonne réponse : B. La piste cohérente n'est pas l'interdiction individuelle : c'est une négociation de compensation entre États, fondée sur les coûts réels et sur la transparence des transferts économiques.

Note de conception : les réponses numériques ont été normalisées. Pas de chiffre exact isolé, pas de mélange entre valeur précise et valeurs grossières. Chaque proposition numérique utilise le même style pour éviter qu'un lecteur humain repère la bonne réponse par simple asymétrie visuelle.